Nouvelles sorties, nouvelles découvertes !

Nature en Périgord vous propose de nouvelles sorties pour ce second semestre !!!
Au programme, des incontournables comme la sortie champignons ou bien encore une sortie Tichodrome échelette. Mais aussi un nouveauté pour observer la migration puis un événement majeur, l'AG qui arrive après cet épisode sanitaire qui nous a contraint à l'annuler en fin de printemps...
Nous espérons vous y retrouver nombreuses et nombreux, toujours dans la convivialité et la bonne humeur. ! Accéder au calendrier ci-dessous !!

Le Guêpier d'Europe, un oiseau tout en couleur !

 

Inutile d'aller trop loin pour rencontrer des oiseaux exotiques !l! Après un séjour passé l'hiver en Afrique, tout comme le Loriot d'Europe plus fréquent,  le Guêpier d'Europe vient nous rendre visite et nous offres ses belles couleur ! Découvrez-le avec la fiche descriptive à télécharger ! 

Textes et illustrations :  Didier VERGER


Biodiversité au jardin: d'étonnantes collaborations

Aujourd’hui intéressons-nous au Sureau noir !

 

 

Chaque année, il me plait d’observer la repousse du Sureau noir (Sambucus nigra) et son cortège d’insectes s’installant sur les jeunes rameaux vert tendre, riches en sève fraîche.

 

Pourquoi  garder le Sureau dans une  plate-bande de fleurs vivaces ou dans une haie d’espèces sauvages ?

Dès le mois d’avril, avec les nouvelles pousses, les pucerons s’installent pour consommer la sève. Ceux-ci sont « cultivés » par les fourmis qui se nourrissent du miellat qu’ils exècrent (liquide sucré). La quantité de pucerons augmentant, sans prédation, les feuilles et jeunes rameaux deviendront tout noir, vidés de leur sève, engageant le processus vital de la plante.

Mais arrivent les syrphes ! ces insectes, pour certaines espèces de très bons pollinisateurs, ressemblent à des mouches où à des guêpes. 

Les syrphes pondent sous les feuilles du sureau, et peu de temps après éclos une larve friande de pucerons. La guerre est déclarée ! La larve se cabre aspirant le contenu du puceron, cela plusieurs fois dans la journée. 

Entre en scène les coccinelles !

Avec le même principe que les syrphes, la larve, utilisée en agriculture biologique, dévore à gogo les intrus.

Le miellat des pucerons attire tout un cortège de mouches s’en nourrissant, elles-mêmes désailées par la fourmi qui l’emmène dans son garde-manger ! Quelques guêpes viennent aussi saisir et dévorer des fourmis.

Dead or alive, le Sureau est un écosystème alimentaire à lui tout seul. De ce fait, quand les pucerons sont dans le sureau, ils ne sont pas ailleurs, mes fleurs sont indemnes de ces petites bêtes.

 

Le sureau lui-même fournit fleurs et fruits consommables par les humains sous différentes formes (tisanes, alcools, confitures...) et participe à attirer les pollinisateurs en tous genres.

Une petite astuce...

Semez des capucines au potager, elles attirent également les pucerons et éviteront l’invasion sur les autres plantes !!

Textes et illustrations :  Nathalie VERGER


Couleur, forme... découvrez la panoplie des orchidées sauvages !

La famille des Orchidacées est l’une des dernières familles de plantes à fleurs (ou phanérogames) à être apparues sur Terre. Ces belles plantes sont présentes dans la plupart des régions du globe, cependant la majeure partie des espèces sont tropicales ou équatoriales ; en France on compte plus de 160 espèces.

Une relation étroite avec les insectes

Leurs inflorescences particulièrement voyantes servent à attirer les insectes, dont l’intervention est indispensable pour la pollinisation. Ainsi, chaque fleur dispose d’un large pétale appelé label, qui fait office de piste d’atterrissage. Chez bon nombre d’orchidées, les insectes sont attirés par les fleurs, ou bien par le nectar contenu dans celles-ci. Certaines espèces, notamment celles du genre Ophrys ont une stratégie plus élaborée, puisque le label ressemble à s’y méprendre à un insecte femelle. Les mâles sont attirés et se posent ; il y a alors pseudo-copulation. Dans les deux cas, du pollen se fixe au niveau de la tête de l’insecte lorsqu’il est posé sur le label. Lorsqu’il butine la fleur suivante, le pollen se dépose au sein de l’organe femelle, permettant la reproduction de l’orchidée.

Quelques exemples d'Ophrys...

Présentes sur tout type de terrain

Les orchidées poussent au sein de milieux (ou habitats) variés. Les espèces inféodées aux milieux secs sont pour la plupart précoces, on peut les voir en fleurs dès le mois d’avril sur les pelouses et au bord des chemins (Orchis morio, Orchis militaire, Orchis homme-pendu).

Les orchidées typiques des prairies humides et tourbières (Orchis des marais, Epipactis des marais etc …) ou des zones forestières (Céphalanthère de damas, Céphalanthère à longues feuilles) fleurissent à partir des mois de mai et juin. Enfin, certaines espèces apparaissent plus tardivement en saison, la Spiranthe d’été décorant les prairies tourbeuses en juillet, alors que la Spiranthe d’automne montrera ces fleurs à partir de la fin-aout.

Les espèces du moment !!

Alors que l'Orchis morio tire sa révérence, Orchis homme pendu et l'Orchis brûlée sont bien présentes et l'orchis pyramidale se montre de plus en plus au bord de nos routes et chemins! 

Ainsi, le promeneur a la possibilité d’observer des orchidées tout au long de la saison estivale… à condition de les trouver !

En savoir plus?

Vous pouvez consulter le site de la Société Française d'Orchidophilie d'Aquitaine sur 

https://www.sfoaquitaine.com/

Retrouvez-nous lors de prochaines sorties pluridisciplinaire (elles seront limitées en nombre de personnes), notamment le 31 mai à Saint Julien d'Eymet !

Textes et illustrations : Guillaume d'Hier, Sylvain WAGNER, Nathalie VERGER


Article paru dans le Courrier français du 8 mai 2020.


Les demoiselles sont de sortie !

Ça y est le petit monde des Odonates, autrement dit plus couramment les libellules, se réveille doucement. Les premières sorties furent les Zygoptères (ce qui signifie ailes de même largeur, généralement repliées sur le dos au repos), ces petites libellules que l’on appelle communément demoiselles ! L’autre grande famille est représentée par les Anisoptères (ailes de largeur différentes entre les ailes antérieures et postérieures,  généralement largement écartées "à plat" au repos).

Anisoptère                                                          Zygoptère

Aquatiques puis terrestres

Les Odonates sont terrestres à l'état adulte et aquatiques à l'état larvaire. La larve de libellule vit de 1 à 3 ans dans un étang ou une mare et souvent une seule saison ou quelques mois à l’état adulte ! En ce moment a donc commencé l’émergence, le passage de la larve à l’adulte.

Au gré de vos promenades (surtout matinales) vous pourrez observer prés de points d’eau des larves qui grimpent sur les végétaux aquatiques pour assurer le passage à l’état adulte. La taille de la larve est très largement sous dimensionnée par rapport à l’adulte. On se demande bien souvent comment une telle libellule pouvait loger dans cette enveloppe ! Voir les photos dessous !

 

En fait les tissus se développent car irrigués par de la lymphe. Une fois sortie de son enveloppe (exuvie) l’adulte est 2 à 3 fois plus gros. 

Les naturalistes et experts récupèrent précieusement les exuvies sur les bords des ruisseaux et étendues d’eau pour faire des inventaires d’espèces. La détermination n’est pas toujours aisée, il faut une bonne clé de détermination, une loupe binoculaire et de la patience ! 

Zoom sur deux demoiselles à ne pas confondre !

Revenons sur nos Zygoptères (demoiselles). Elles se reconnaissent par un corps fin et replient leurs ailes au-dessus d’elles quand elles se posent…bon il y a toujours des exceptions…notamment la famille des Lestes.

Nous vous proposons de faire un zoom sur 2 petites libellules du moment qui ont émergé récemment au mois de mars grâce au beau temps et à la chaleur de l’époque… !

 

La première à un nom à coucher dehors : le Cériagrion délicat (Ceriagrion tenellum). Corps rouge, pattes rouges ou jaunâtres pour le mâle. L’autre espèce a un nom à faire « saliver plus d’un mâle de libellule : La Nymphe au corps de feu (Pyrrhosoma nymphula) …tout un programme : corps rouge mais avec des bandes un peu vertes-argentées en bas de l’abdomen et des pattes noires.

              Nymphe au corps de feu                                           Cériagrion délicat

Ce sont les premières à sortir en général ; on peut les voir plutôt dans des eaux stagnantes mais aussi en bord de rivière. Très vite vous pourrez les apercevoir en cœur (pour la reproduction), le fameux cœur copulatoire ou en tandem, les deux accrochées ensemble ! Et attention, contrairement aux plus grosses libellules, le mâle reste accroché à la femelle, le temps de la ponte…pour être sûr que Madame ne sera pas fécondée par un autre mâle aussitôt…non mais !

Cœur copulatoire                                           Ponte en tandem 

Le monde des libellules est passionnant et plein de surprise. Prochainement nous parlerons des plus grosses, les Anisoptères ! 

En savoir plus?

Si vous voulez en savoir plus, n’oubliez pas de cocher dans vos agendas les sorties natures que vous propose Nature en Périgord, notamment celle prévue le 12 juillet prochain à la pisciculture de Valojoulx , le lieu idéal pour les rencontrer et les connaitre !

Textes et illustrations Sylvain Wagner et Nathalie Verger


La pollinisation, c'est aussi l'affaire des papillons !

Lorsque l’on évoque les insectes pollinisateurs, chacun pense en premier lieu aux abeilles, mais c’est sans compter le rôle tout aussi important des papillons.

L’ordre des papillons a le mon scientifique de Lépidoptère qui signifie « ailes à écailles ». En effet si vous avez déjà eu l’occasion de prendre en main un papillon (même si cela est très déconseillé car ils s’abîment), vous avez pu sentir une sorte de poudre qui vous reste en main, ce sont les « écailles ». Vues à la loupe, elles sont disposées comme les tuiles d’un toit de maison. La couleur des ailes des papillons vient de ces minuscules « écailles » fixées sur la membrane des ailes.

 

Attention ! de nombreuses espèces sont protégées : les attraper ou les manipuler est interdit sauf autorisation spéciale ! Préférez la photo ou l’observation à distance !

Une symbiose avec des plantes hôtes

La particularité des papillons est d’avoir une relation de symbiose avec une plante hôte. En effet, c’est l’endroit où la femelle va déposer sa ponte où grandira et se nourrira la chenille jusqu’à sa transformation en imago (adulte).

Les chenilles des papillons ne mangent que des feuilles. La majorité des chenilles se nourrissent de plusieurs plantes, mais certaines ne consomment qu’une seule espèce végétale et donc leur sont inféodées : on dit qu’elles sont monophages. Ces papillons sont donc très « vulnérables » car ils dépendant d’une plante unique voire deux. On associe souvent le nom de l’espèce du papillon et la plante principale pour créer son nom : Azuré du serpolet, Mélitée du plantain…

 

L’imago, lui, n’a pas de spécialisation lorsqu’il butine des fleurs. Les papillons adultes disposent d’une trompe, comme une paille. Ils ne peuvent donc qu’aspirer du liquide, leur préférence étant le nectar fabriqué par les fleurs ! Il leur arrive aussi d’aspirer le jus des fruits bien mûrs qui sont écrasés au sol, de sucer des sels minéraux et d’autres types de liquides.

La trompe enroulée est bien visible sur cette photo de Piérides en pleine occupation !
La trompe enroulée est bien visible sur cette photo de Piérides en pleine occupation !

Comment attirer les papillons chez moi?

Ce mois de mai qui arrive est l’occasion d’agir en faveur des papillons en installant vos massifs à fleurs dans les endroits ensoleillés. Aménagez de petites plates-bandes qui contiennent trois ou quatre espèces de plantes mellifères. S'ils se plaisent au soleil, les papillons n'aiment pas le vent.  Protégez vos fleurs en plantant des arbustes à proximité.

 

Vous pouvez aussi laisser un coin de nature sauvage : sans intervention, laissez pousser les « herbes folles », que vous ne faucherez qu’une fois l’hiver arrivé. Observer, écoutez, sentez, vous serez bien vite récompensé par la visite de papillons mais aussi de nombreux hôtes : sauterelles, grillons, lézards, hérissons, oiseaux et plein d’autres petites bêtes.

On vous en dira plus bientôt !

Découvrir les papillons avec Nature en Périgord

N’oubliez pas Nature en Périgord vous propose des animations en lien avec la découverte des papillons !!

Dimanche 31 mai: sortie pluridisciplinaire à St Julien d’Eymet si les conditions du déconfinement le permet !

Dimanche 12 juillet : Sortie nature pluridisciplinaire à Valojoulx

 

Plus de détail sur natureenperigord.fr

Quelques espèces du moment...bonnes observations !

Textes et illustrations Sylvain WAGNER


Animal à sang froid, c'est l'heure du réveil

Les Reptiles sont une vaste famille, qui comprend notamment les tortues (Chéloniens) et les serpents (Ophidiens), mais aussi lézards et crocodiles.

Des généralités :

  • Ils vivent dans l'eau ou sur terre,
  • Ils ont une respiration aérienne (avec des poumons),
  • Ils sont presque tous ovipares. Ils pondent des œufs à terre qui sont abandonnés. La Vipère aspic est ovovivipare ( elle garde ses œufs en elle et les petits en sortent directement)
  • Ils ont une peau avec des écailles  soudées,
  • Ils ont la température du corps qui varie avec celle de l'environnement.

Nous sommes à la bonne période pour les observer car, en sortant de l'hiver, ces derniers ont besoin de bien s'exposer au soleil pour faire remonter la température de leurs corps. Souvent, lors de vos promenades, on entend tout ce petit monde fuir à notre passage.

 

Si vous habitez prés d'un étang et notamment dans l'ouest du département, vous pouvez observer les fameuses tortues autochtones, les Cistudes d'Europe. En ce moment, elles passent du temps au soleil sur les rives ou sur des bois mort tombés dans l'eau ! Comme l'eau des étangs est encore froide, elles ont besoin de s’exposer longtemps...au mois de juillet vous les observerez beaucoup moins dans cette attitude.

 

Nous vous proposons un petit jeu, un Quizz préparé par Thierry BIGEY. Vous y retrouverez les espèces de tortues et de serpents présentes en Dordogne. Bien sûr vous avez la réponse dans un fichier joint avec des détails importants, vous serez incollables !!!

 

Nous vous rappelons que toutes ces espèces sont protégées: il est interdit de les capturer, détruire, mutiler sous quelle forme que ce soit.

Des conseils? un renseignement?

Si vous souhaitez des renseignements, des conseils, n'hésitez pas à venir vers Nature en Périgord! Mais vous pouvez aussi contacter l'association Cistude Nature, spécialisée en herpétofaune (amphibiens et reptiles)

Association Cistude Nature

Des visionnages, des films

L'association Cistude Nature réalise quelques documentaires dont certains sur les serpents ou la Cistude d’Europe :

Film sur le Cistude d'Europe

Extrait film sur les serpents

Pour ce dernier, vous devrez le commander ! Sinon votre association vous proposera un visionnage lors d'une prochaine rencontre (à l'AG?)

 

Textes et illustrations :Sylvain WAGNER, Quizz Thierry BIGEY


Hirondelles ou Martinet noir ?

Ca y est elles arrivent !!! Depuis plusieurs jours les premières hirondelles migratrices nous survolent, mais lesquelles? un petit tour d'horizon s'impose pour ne plus les confondre surtout avec le Martinet noir,qui lui ,prendra un peu plus de temps pour nous rejoindre !

L’Hirondelle rustique se reconnaît à son front et sa gorge rouge brique. Elle a un dos noir-bleu et de très longues plumes latérales bien visibles en vol. Son ventre est blanc crème.

 

Elle est principalement campagnarde, elle niche à l’intérieur de bâtiments ruraux tels que des étables ou des granges, sur le long des poutres.

 

L’Hirondelle de fenêtre a la tête, le dos, les ailes, et la queue bleu-noir métallisé. La face inférieure est entièrement blanche. Le croupion est blanc pur. La queue est moins fourchue que celle de l’Hirondelle rustique et non pourvue de filets.

Elle niche en colonie surtout dans les villes, au niveau des encoignures de fenêtre ou sous les débordements architecturaux (gouttière, avant-toit).

 

Le Martinet noir. Il a un plumage très sombre, une grosse tête engoncée dans son cou, de longues ailes en forme de faux bien visible en vol et une queue effilée. Ces ailes sont caractérisées par une main très longue et pointue. 

Le Martinet noir se trouve dans les villes et dans les villages. Il niche principalement dans les anfractuosités de bâtiments. Le Martinet noir ne se pose que pour pondre - ou presque - puisqu'il ne dort et ne s’accouple qu'en vol !

La saviez-vous?

Ces oiseaux, comme tous les membres de la famille,sont des insectivores exclusifs, ne se nourrissant que d'insectes capturés au vol. Lorsqu'ils chassent pour nourrir leur nichée au nid, ils emmagasinent plusieurs proies dans leur bouche pour ne pas multiplier les trajets. Une becquée peut comporter une vingtaine d'insectes.

Le nid des hirondelles est construit par le couple avec de la boue prélevée au bord de l'eau. Les oiseaux en font des boulettes qu'ils déposeront petit à petit, donnant ainsi au nid un aspect granuleux typique. Des brindilles sèches sont incluses afin d'assurer sa solidité et sa cohésion. C'est un nid permanent qui pourra être réutilisé pendant plusieurs années.

Le nid des Martinet noir n'a rien à voir avec tout cela ! il construit son nid dans des cavités ou des crevasses, des trous de mur. Le nid est composé de brins d'herbe, de paille, plumes, de matériaux trouvés dans la cavité ou que le martinet collecte en volant.

Les menaces : elles sont connues!

Les inventaires mettent en évidence l’ampleur du déclin que subissent les populations d'hirondelles et de Martinets noirs en raison des menaces et de la dégradation globale des habitats.

 

Diminution des ressources alimentaires : L’emploi des insecticides a depuis longtemps entraîné une diminution de la quantité d’insectes à tous les niveaux des écosystèmes.  La modification des paysages agricoles, par la disparition progressive de la polyculture et l’arasement du bocage, a amplifié le déclin des sources de nourriture disponible, tant en quantité qu’en diversité

Destruction des nids : Bien que la destruction des nids d’une espèce protégée soit interdite en France, il est encore courant que des nids soient détruits lors du ravalement de façades par des particuliers où des collectivités. A nous d'être vigilant et d'intervenir le cas échéant. Il ne faut plus hésiter !! 

Qu'est ce que je peux faire?

On peut essayer d'attirer chez soi  un couple d'hirondelles. Il faut que les conditions soient réunies : de l'élevage pas loin où des insectes seront présents, un ensemble d’habitations ou un hameau... une maison isolée sera moins attractive.

Il faut disposer d'un espace tranquille, un garage ou un débarras par exemple, disposant d'un accès permanent (lucarne, œil de bœuf,...) autorisant les visites et d'un support pour le nid, des poutres au plafond étant l'idéal. Attention à nos adorables prédateurs que sont nos chats. 

Les hirondelles ont besoin de terre mouillée pour la construction du nid. On peut les favoriser en ménageant de petites flaques boueuses dans un environnement dégagé.

Le mieux est quand même de travailler à une échelle plus vaste, celle de sa commune ou de son lieu-dit. Il s'agit de remettre en place des pratiques respectueuses de l'environnement et qui seront bénéfiques à l'ensemble de la biodiversité !! 

En savoir plus?

Nous vous conseillons la visite du site web de l'association NAGORA, une association belge qui a fait un document très chouette sur les hirondelles, vous serez incollables !

https://www.natagora.be/sites/default/files/doc/2017-10/Nos-hirondelles-et-martinets_2017_BR.pdf

Ou bien encore celui de la LPO, à ce propos une exposition et des posters réalisés par la LPO seront bientôt disponibles en Dordogne ! On vous tiens informé !

Illustrations : Didier VERGER, Dominique CLAVERIE et Sylvain WAGNER


Assemblée générale 2020

Selon les informations du gouvernement l'AG du 18 avril 2020 sera surement reportée.

Nous vous informerons de la nouvelle date et du lieu de rendez-vous.


Vulpes vulpes, le Renard roux !


Maître Renard est de sortie !!.

 

Maître Goupil est depuis toujours détesté et considéré comme un animal nuisible. C'est le mal-aimé des campagnes, avec une bien mauvaise réputation : "mangeur de poules", "vecteur de rage". Dans l'opinion commune, le Renard incarne d'ailleurs symboliquement des défauts de morale tels la ruse et la perfidie.

Cette mauvaise image tend à disparaître heureusement car les mentalités changent lentement et on reconnaît maintenant ses bienfaits sur la population de micro-mammifères qu’il régule. Il élimine ainsi de 4000 à 6000 petits rongeurs par an, ce qui fait de lui un bienfaiteur pour l’agriculteur.

Il chasse à l’affût couché dans l’herbe, puis il saute sur sa victime (on dit qu'il "mulote"), souvent un micro-mammifère.

 

Le Renard préfère les milieux semi-ouverts (bocage, lisières, taillis), forêts strictes et zones humides lui sont moins favorables.

Le Renard roux est d'activité surtout nocturne et crépusculaire. On peut l’apercevoir en journée :

- de décembre à février, il se déplace pour le rut et pour rechercher une nourriture devenue plus rare en hiver.

- d’avril à juin pour rechercher de la nourriture pour élever les jeunes.

 

Lors de promenade il n’est pas rare d’observer ses empreintes mais qu’il ne faut pas confondre avec celles éventuelles d’un chien. Bon, cela n’est pas toujours aisé, surtout quand les empreintes sont abîmées ou peu visibles.

 

Les empreintes de Renard roux mesurent de 4,5 à 6 cm de long pour 3,4 à 5,2 cm de large en moyenne.

Les pattes avant possèdent 5 doigts contre 4 pour les pattes arrières. Les griffes sont semi- rétractiles.

En ce moment il est possible qu’on puisse l’apercevoir davantage car on rentre en période de présence des jeunes. La baisse de  l’activité humaine due au covid19 fait que  les espèces sauvages sont moins méfiantes et en profitent. Le mieux est donc de faire un affût en tout début de matinée ou en soirée en lisère d’une clairière, vous aurez peut-être la chance de faire la même rencontre que moi !


Sortie oiseaux d'eau le 19 février !


Dans le cadre d'un partenariat qui s'établit avec les carrières de Thiviers sur le site des gravières de Moulin Neuf, sur la commune du même nom, nous vous proposons une petite animation sur les oiseaux d'eau. En effet les carrières ou gravières, contrairement à ce que l'on peut penser, peuvent être parfois le lieu d'une grande biodiversité !! c'est le cas notamment pour les oiseaux d'eau.

A découvrir ensemble le mercredi 19 février 2020 à partir de 14h00 sur le parking des gravières ! 

 

Afin de préparer l'organisation de cet après-midi, faites nous part de votre participation éventuelle, et pensez co-voiturage !

Vous trouverez ci-joint le flyer de cette sortie ainsi qu'un plan de localisation. En cas de difficulté, ci dessous les coordonnées pour vos GPS.

 

45°00'05.0"N 0°02'17.6"E

En espérant vous y retrouver pour passer un moment convivial,


Retour sur le weekend du 7 et 8 décembre 2019

Votre association a mis les bouchées double le weekend du 7 et 8 décembre en étant présent sur deux événements distincts, la foire bio de Bergerac et le marché de noël de Saint Front de pradoux. Le but : faire connaître l'association et faire rentrer un peu d'argent pour mener des actions, l'édition de documents de communication...

Ce fut un succès avec de nombreux contacts, de belles rencontres et des ventes nombreuses.

Merci encore à celles et ceux qui ont pu "fabriquer" des petites choses à vendre et également pour celles et ceux qui sont venues tenir le stand.


Sortie Tichodrome échelette aux Eyzies du 30 novembre 2019

Malgré un temps peu favorable, l'envie et l'ambiance conviviale de cette sortie a compensé le ciel capricieux. Le Tichodrome a bien voulu se montrer par deux fois sur les falaises des Eyzies et à l’église de Tayac. Les participants ont pu apprécier cet oiseau majestueux et les photographes ont pu se faire plaisir de nombreuses fois !!

rendez-vous est pris au mois de février 2020 pour une sortie prévue sur Brantôme et Bourdeilles pour le redécouvrir ainsi que le Cincle plongeur  ! Découvrez une petite vidéo ci-dessous!


Balade naturaliste du 7 septembre à Badefole sur Dordogne

 

Le Now Futur Tour organisé par Jenny nous a invité pour animer une balade naturaliste le matin. Malgré une bonne fraicheur matinale, nous nous sommes retrouvés une vingtaine autour du café-croissants offert par Jenny. Beaucoup de questions ont été posées pendant la balade: reconnaissance des papillons, connaître les plantes comestibles, quels sont les habitats...donc beaucoup d'intérêts de la part des participants. Convivialité et bonne humeur étaient au rendez-vous. Nous avons apprécié la balade contée de Bruno Dalongeville, des Enfants du Pays de Beleyme.


Week-end en Auvergne 23/24/25 août

 

Un petit Week-end naturaliste a été organisé pour découvrir la faune et la flore autour de Saint-Nectaire. Nous nous sommes retrouvés à 13 dans un gîte loué en commun. Le beau temps était au rendez-vous et les touristes nombreux.

Une balade dans la Vallée de Chaudefour nous a permis d'observer des papillons comme les Nacrés, les Hespéries et les Moirés. Nous avons découvert la Grande Aeschne non présente en Dordogne.  Quelques fugaces Bruants fous nous ont fait tourner en bourrique. Claude à dompté un Lézard vivipare, ou plutôt l'inverse?

La tourbière du lac de Gayme est intéressante mais oiseaux et insectes sont restés timide à cause de la chaleur. Quant à la tourbière du lac de Godivelle,  elle est peu accessible et enclavée entre les pâturages. Mais ça reste un lieu de passage pour les oiseaux migrateurs où nous avons observer quelques Aigles bottés passer, ainsi que des Circaètes Jean-Le-Blanc. Passage obligé par la case "fromage". Au menu du soir une fondue auvergnate bien évidemment, façon Didier.

Certains se sont impatientés, car les fous furieux de petites bébêtes ont bien pris leur temps! Désolé les amis, mais la nature est si fantastique.

Merci à Claude et Nelly, Jean-Luc et Nicole, Christelle, Sophie et les enfants, Sylvain, Claude et Didier pour la bonne humeur de ce Week-end et des tables partagées.



Nous avons bravé les éléments météorologiques et on a bien fait!

La sortie au Lac de Lescourou s'annonçait sous une météo pourrie. Mais le temps changeant vite et heureux de sortir nous partîmes 5 et arrivâmes 17. Les quelques averses fines et passagères nous ont permis d'observer les papillons en état stationnaire, les chenilles et les orchidées. Bon nombre d'oiseaux chantaient dont le Loriot. En 3 heures nous n'avons parcouru que 3 km sur la partie du sentier d'interprétation car trop de choses à voir! Vers 13h le pique-nique c'est passé au soleil, pile poil! L'après-midi coup de soleil assuré pour les chauves avec un ciel nuageux, un peu de vent et de soleil. 

Ce site est riche en orchidées et en papillons, certaines libellules ont fait leur première apparition.

Nous avons leu a chance de voir quelques espèces peu communes et/où protégées comme le Sphinx de l'Epilobe, le Damier de la Succise sous sa forme chenille, la Sarcelle d'hiver, l'Elanion blanc. La liste des espèces observées et à voir dans les téléchargements et les photos sont consultables dans la galerie photo.

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Construction de nichoirs: 

Certains membres de l'asso construisent des nichoirs, gîtes et hôtels à insectes avec du bois, vis, clous de récupération. Ceux-ci sont vendus à la demande de 10 à 25 euros.

N'hésitez-pas à en installer chez vous pour favoriser la biodiversité. 

Accueillir les Chauves-souris, c'est 3000 à 5000 moustiques et insectes consommés en une nuit par un individu.

Accueillir les oiseaux comme les mésanges, c'est limiter le développement des chenilles friandes des jeunes feuilles. Les Rouges-queues consomment divers insectes et assainissent le potager

Accueillir les abeilles solitaires, c'est aider à la pollinisation de vos fruitiers et pallier au manque d'abeilles


La progression des Cigognes en Dordogne

Sortie prospection du 6 avril:

Tous les ans, le groupe Cigogne suit l'évolution de cette espèce en pleine expansion. 

Cette année, ce sont 15 nids connus de cigognes blanches qui ont été suivis sur le
département de la Dordogne, tous situés sur la vallée de l’Isle. Pour mémoire, il y en avait 8 en 2017. La population nicheuse progresse donc toujours aussi rapidement. Sur ces 15 nids, 10 ont produit des jeunes à l’envol, pour un effectif allant de 1 à 5 poussins par couple nicheur. Au total, 31 jeunes s'envolent des nids de Dordogne, soit une productivité de 2,06 jeunes par couple nicheur.

 

Lors de la sortie de prospection à vélo du samedi 13 avril, nous avons observé quelques individus en vol, et des adultes couvant dans les nids installés sur des peupliers en chandelles. Nos migratrices nichent de Ménesplet jusqu'à Neuvic.

En cette saison de couvaison, nous vous rappelons de ne pas vous approcher des nids. Le dérangement ferait avorter la nichée.

 

Dans ce même temps, nous avons observé les papillons et les libellules qui commencent à prendre leur envol dès que le soleil perce.


L'Assemblée Générale s'est tenue le 6 avril 2019 à Montpon-Ménestérol à l'Auberge de l'Éclade, de 9h30 à 12h, suivi d'un bon repas cuisiné avec des produits frais du moment.

Les bilans ont été présentés, accompagnés de discussions autour des projets. La journée pluvieuse ne nous a pas permis la balade au bord de l'Isle. Ce fut une matinée conviviale avec des adhérents motivés dans la préservation de notre environnement, de manières bien différentes. 

 La présentation est disponible dans les téléchargements.


Nature en Périgord a marché pour le climat le samedi 16 mars à Périgueux.

Environ 850 personnes étaient présentes tout âge confondu. La veille, ce sont les jeunes qui ont fait entendre leur voix. Leurs convictions aujourd'hui sont les nôtres d'hier, et peut-être va-t-on enfin prendre en compte nos revendications? Il faut continuer le combat et nous serons là pour accompagner ces jeunes.


La migration des Grues

 

Le 24 février 2019, des milliers de grues sont passées dans le ciel de Dordogne. Nous les avons observés entre 17h et 20h en discontinue au-dessus de Saint-Vincent Jalmoutiers. Quel spectacle magnifique, des lignes de plusieurs centaines de mètres, des V parfaits, et surtout leur chant en vol qui envahissait le ciel. A la nuit tombée on les entendait arriver de loin. Autant féérique qu'au lac de Der en Champagne avec un tout autre spectacle.


Le Tichodrome échelette en Dordogne et autres oiseaux rupestres

 

Lors de la sortie du 09 février 2019, une quinzaine de personne a pu découvrir cet oiseau hivernant en Périgord noir, lors d'une belle journée. Surnommé l'oiseau papillon, il est totalement inféodé aux parois rocheuses. Il passe l'hiver sur des sites rocheux et repart en montagne (Alpes, Pyrénées) dès le début avril. Son vol est très caractéristique grâce aux ailes larges et arrondies de couleur rouge, noire, blanc. Son bec long et légèrement incurvé lui permet de fouiller les micros-fissures et les anfractuosités à la recherche de petits invertébrés, d'araignées, d'escargots. Pour l'observer il ne faut pas avoir peur d'attraper un torticolis, la preuve en image!.

La chance étant avec nous, nous avons pu voir et photographier deux Accenteurs alpins qui pratiquent la même migration altitudinale que le Tichodrome. Le couple de Faucons pèlerins est toujours présent sur la falaise du Grand Roc. Les Hirondelles des rochers ont du subir la pluie pendant un mois et le manque de nourriture à du se faire sentir car peu nombreuses.


Une nouvelle année débute mais le combat pour notre planète continue. Plus que jamais gardons nos convictions et n'ayons pas peur de montrer nos désaccords sur les manières de traiter notre environnement. Plus que jamais luttons et révoltons-nous, proposons des solutions.


En cette fin d'année, toute l'équipe de Nature en Périgord vous souhaite de bonnes fêtes.


La saison des champignons: la Mycologie

 

L'automne nous offre une magnifique palette de couleurs végétales et nous devons inclure la beauté des champignons, petits êtres fantastiques. Je parle "d'êtres" car on s'est aperçu que les champignons étaient plus proches du monde animal que de celui du végétal. Avec notre Docteur Es science spécialiste en mycologie Guillaume Eyssartier, nous avons parcouru le sentier de balade en forêt de Campagne. Ce n'est pas encore une année à champignons mais nous avons pu découvrir un certain nombre d'espèce et leur habitat, des champignons à lames, en tubes, en branches, gélatineux, odorants, grands à microscopiques, rouges, gris, jaunes....nous avons encore tout à découvrir sur ces êtres étranges. Une superbe sortie avec des connaissances scientifiques et des participants investis.


Financement participatif: cagnotte Ulule

 

Afin de pouvoir fonctionner, le Conseil d'Administration a souhaité lancer un "crowdfunding" autrement dit un financement participatif !
vous trouverez ci dessous le lien pour y accéder et participer !
Faites le savoir, partager, relayer dans vos réseaux !
Merci encore pour votre soutien en faveur de notre biodiversité !

En espérant vous rencontrer lors d'un prochain événement;

https://www.ulule.com/association-nature-en-perigord/

 

Par exemple nous souhaitons acquérir quelques paires de jumelles, une enceinte portative (écoute de chants d'oiseaux) ainsi qu'une longue-vue pour permettre aux participants des animations de pouvoir observer et apprendre sur la faune et la flore. Ce matériel coutant assez cher, il est indispensable de le rendre disponible à tous.

Notre but est d'inviter les gens à connaître leur environnement proche et à agir au quotidien pour le préserver par des gestes adaptés. Notre action se dévellopera à l'échelle de notre département. Nous souhaitons aussi être une association fédératrice au sein de la Dordogne où tout à chacun pourra s'exprimer, développer ses idées et proposer des actions ( ramassage des déchets, journée mondiale sur les zones humides,...).


La Biospéologie:

 

Pour les journées nationales de la spéléologie, Bernard Lebreton, adhérent à Nature en Périgord et membre de la Fédération Française de Spéléologie, nous a invité à un week-end découverte biospéologie.

Témoignage de 4 adhérents de l'asso:

Un nouveau membre a adhéré à notre asso depuis peu et a apporté avec lui une corde originale à ajouter à notre « Arc ». L’invitation était lancée et c’est quatre représentants de Nature en Périgord que Bernard Lebreton a initié à la biospéléologie (ou biospéologie).

 

La biospéléologie, c’est quoi ? C’est l'étude des organismes cavernicoles, c'est-à-dire des êtres vivant à l'intérieur des cavités terrestres. Le but est de prélever, observer, identifier et référencer ces espèces.

 

Cap sur Tursac, chez Dominique Fournet, notre hôte, pour un week-end « découverte ». Notre petit groupe naturaliste s’est mêlé à quelques férus du monde souterrain pour pénétrer dans des interstices rocheux qui ne ressemblent en rien aux ouvertures touristiques. Après quelques rudiments théoriques, équipés de la tête aux pieds, nous sommes arrivés sur les lieux. Pas question de rester coincé ni de paniquer, notre équipe s’est adaptée : avec Philippe leur guide, Carine et Julien ont investit les profondeurs de la grotte de Tamniès, tandis que les Nathalie et Didier ont prélevé plus près de la surface terrestre.

 

Riche de nos découvertes, la première journée s’est terminée autour d’une grande tablée où les petits plats dans les grands se sont partagés dans une ambiance conviviale et détendue.

 

Le lendemain, place au tri des récoltes et à la rédaction de synthèse. Les yeux rivés sur nos binoculaires, des petites bestioles macroscopiques aux formes et aux couleurs aussi surprenantes qu’inattendues nous ont éclairés sur un monde insoupçonné. La fin du week-end trop vite arrivée, la conclusion était unanime, une occasion saisie qui laissera un très beau souvenir de la rencontre de passionnés, de partages, de découvertes. Nature en Périgord nous a permis cela et sans cette association nous n’aurions sans doute jamais imaginé et encore moins vécu une telle expérience.

 



Soirée brame du cerf:

Samedi soir 22 septembre, 16 personnes étaient au rendez-vous "brame du cerf" à la Jemaye. Au programme: pot de l'amitié, présentation de l'espèce, observation des différents bois de cerf, auberge espagnole, film sur le cerf et écoute sur le terrain. Le tout dans une ambiance champêtre et conviviale. Merci à tous les participants.


Jeune cerf traversant une prairie (Didier Verger)
Jeune cerf traversant une prairie (Didier Verger)

Brame du cerf

 

En cette fin d'été 2018, le brame du cerf débute. Le roi de nos forêts montre sa belle parure et fait entendre sa voix. Quel animal majestueux et puissant! Venez l'observer et surtout l'écouter en respectant sa zone de vie. Soyons les observateurs respectueux de cette magnifique nature.