PROJET DE RELAIS pour la Faune Sauvage en détresse

Présentation

Un animal sauvage blessé ou malade , souvent la conséquence d’activités humaines (¤) , a parfois la chance d’être découvert et pris en charge.

Le découvreur l’achemine vers un cabinet vétérinaire ou un centre de soins à la faune sauvage le plus proche.

(¤) collisions avec des véhicules, chasse, piégeage, déterrage, empoisonnement, atteinte à l’habitat naturel, élagage, tonte, fauchage … et il est dès lors de notre devoir de les aider.

La population est de plus en plus sensible à la cause animale. Mais les Centres de soins pour la faune sauvage en détresse ne sont pas assez nombreux et souvent précaires.

Le Centre de soins LPO accueille à lui seul plus de 4000 animaux en détresse par an et comme les autres Centres, en large périphérie de notre département, il perd un temps précieux dans les rapatriements.

Le Département de Dordogne n’a pas de centre de soins à la faune sauvage car cela implique des infrastructures, des autorisations, des investissements économique et humain très importants.

Pour acheminer ces animaux vers les centres « les plus proches », les plus adaptés ou les plus disponibles, des rapatrieurs bénévoles font beaucoup de kilomètre, trajets pressants, nombreux, intenses et souvent vains car trop loin !

Sitôt un rapatriement effectué, un autre vient s’ajouter. Le coût et le temps investi ont vite raisons des bonnes âmes ! Consacrer (à minima) une demi journée pour acheminer un merle vers un cdsfs est un non sens humain, économique et environnemental (impact carbone)!

Notre idée est de développer un POINT RELAIS POUR LA FAUNE SAUVAGE EN DETRESSE en DORDOGNE.

Le lieu est à définir. Le choix se portera sur une Commune particulièrement engagée dans  la protection de l’environnement et en fonction de son implication en matière de préservation de la faune sauvage locale, des terrains et bâtiments disponibles, …

Un rapatriement se fait parfois en de nombreuses étapes, voire sur plusieurs jours ce qui engendre le stress, l’aggravation de l’état, voire le décès … de l’animal

Notre Relais accueillera les animaux en détresse trouvés sur le département de la Dordogne. Des antennes aux 4 coins du Périgord seconderont le Relais. Transport plus court du lieu de découverte vers le relais ou l’antenne.

Les animaux recevront les premiers soins : urgence prise en charge plus rapidement (partenariat avec vétérinaires*) et seront hébergés (observation, suivis, premiers soins) pour ensuite rejoindre un CDSFS (¤). L’organisation des transports groupés des animaux (soumis à réglementation) sera  établie en fonction du nombre d’accueils et de l’état des animaux, soit hebdomadaire, bi hebdomadaire… L’acheminement sera effectué soit par nos soins soit par le réseau de rapatrieurs qui seront dès lors moins sollicités, soit par un membre du centre de soins destinataire. De plus les conditions de voyage seront adaptées au cas par cas, cage adéquate, …

Service de médiation/information mis en place

 

 (*)Le(s) vétérinaire(s) référent(s) seront sollicités en fonction de leur proximité géographique avec le relais et selon leurs convictions et leur investissement.

 

 (¤) Rapat’ vers le Centre de soins selon divers critères comme l’espèce, la place, Centre spécialisé ou autorisé, complet, …

 

 

 

Les animaux recueillis et soignés en centre de soins à la faune sauvage,

 

QU’EN PENSER ?

 

Certains diront que c’est contre nature, que la loi de la nature les garde en vie ou les condamne à mourir, que c’est la sélection naturelle,…

Oui lorsque il s’agit de blessures provoquées par une bagarre territoriale ou dans le cadre de la reproduction, une mauvaise chute, … ceux-là on les retrouve rarement !

Les maladies et le parasitismes peuvent entrer dans le schéma bien que le débat pourrait nous emporter vers l’éthique de la domestication,

cause de l’apparition de bien des pathologies par le fait de maintenir un grand nombre d’individus sur un espace réduit.

En général, les animaux amenés en centre de soins sont victimes des activités humaines :

pollutions (air, eau, sol), chasse et braconnage (tirs, piégeage, déterrage, empoisonnement, …), collisions routières, artificialisation des espaces,

raréfaction des ruines, nettoyage des bois et espaces verts (tonte, taille, élagage,...), modernisation énergétique (lignes électriques, éoliennes ...), marrées noires,

 atteintes diverses aux milieux naturels, idées contrefaites et tant d’autres agissements humains! Sans cela il n’y aurait pas autant de problèmes pour la faune sauvage.

Des causes pas naturelles du tout, de notre fait !

Nous nous devons dès lors de venir en aide à ces animaux en détresse.

Malheureusement les centres de soins à la faune sauvage sont peu nombreux, surchargés et précaires.

Prendre en charge la faune sauvage locale en détresse, quelque soit l'espèce - oiseaux, mammifères, reptiles et amphibiens, protégés ou « nuisibles » -

est une missions en terme de protection de la biodiversité.

Les animaux y sont soignés, nourris et réhabilités pour être relâchés ensuite dans leur milieu naturel, aptes à survivre en autonomie et se reproduire pour pérenniser leur espèce.

 

Une vie est une vie et toute vie a un sens.

 

La détention d’animaux sauvages sans autorisation préfectorale ou de certificat de capacité est interdite par les articles L.413-1 à L.413-5 du code de l’environnement peut importe leur statut biologique, punie par la loi, passible d’une peine de prison et de plus de 15 000 euros d’amande !